Wikitribune : le fondateur de Wikipedia lutte contre les fake news

Les fakes news ont toujours existé. Un fait imprécis, une date erronée, un contexte flou peuvent donner naissance à un article trompeur trop vite rédigé. L’explosion récente des flux de communication a donné un écho risqué aux informations non vérifiées.

Nos élections présidentielles ont d’ailleurs bien été émaillées de fake news largement diffusées sur les réseaux sociaux : la Rolex qu’aurait porté Jean-Luc Mélenchon, le prétendu financement d’Emmanuel Macron par l’Arabie Saoudite ou le faux sondage du Figaro annonçant Marine le Pen comme ayant le plus convaincu les français à l’issue du Grand Débat sur TF1 (voir le Figaro pour une liste non-exhaustive).

Les journalistes avaient pourtant déjà réagi avec deux plateformes intéressantes :

  • ceux du Monde ont lancé le Decodex qui permet de vérifier les sources que vous consultez. Vous aurez enfin la confirmation que le Gorafi est un site satirique à lire au second degré. Car non, Mélenchon n’a pas demandé l’arbitrage vidéo pour vérifier s’il est au second tour.

  • CrossCheck est un projet de journalisme collaboratif ayant réuni 37 médias, dont l’AFP, les Echos, le Monde, Ouest-France et Rue89. Le site a vu le jour dans le cadre des élections en donnant un éclairage lucide sur certaines propositions de candidats.

C’est maintenant au tour du fondateur de Wikipedia, Jimmy Wales, de mettre en place sur le mode participatif son vérificateur : Wikitribune. Le projet qui se définit comme protecteur de l’internet, rassemble à la fois des journalistes professionnels et des contributeurs bénévoles. Le modèle est donc un peu différent des précédents puisque la masse des personnes susceptibles d’aider Wikitribune sera critique pour sa réussite. Le lancement officiel aura lieu dans 29 jours. En attendant, Wikitribune recrute encore 8 journalistes et bien sûr, du soutien en masse.