Sommes-nous dépassés ?

Innovation distinguishes between a leader and a follower

L’air de rien, la résistance aux changements dont nous pouvons faire preuve, n’a fait que retarder le développement des nouvelles technologies dans notre quotidien de juriste. Et pourtant, les acteurs du numérique sont loin d’être un épiphénomène. En ce début d’année, nous serions bien avisés d’apprendre à connaître leur monde… puisque c’est aussi le nôtre :

  • La Cour de cassation s’est elle-même penchée sur la notion d’”ami” que l’on croit se faire sur Facebook : lire la note instructive du professeur Dondero sur le sujet.

  • Quant au TGI de Paris, il vient de se prononcer sur les conditions requises pour caractériser l’originalité d’un site internet.

  • Si vous avez un drone, et qu’il pèse plus de 800 grammes, Maître Thierry Wickers vous rappelle qu’il devrait faire l’objet d’un enregistrement.

  • Vous souhaitez faire lire à vos enfants les conditions d’utilisation d’Instagram ? Rassurez-vous une avocate s’est chargée d’en simplifier la rédaction.

  • Votre base de documentation, votre outil de contractualisation sont supposés être novateurs mais ils se révèlent… trop complexes ? Trop spécifiques ? Pas assez user-friendly ? Incompatibles avec vos outils existants ? Trop chers ? Forwardez donc cet article à votre prestataire et dites lui de revoir sa copie.

Heureusement que certaines Legaltechs nous inspirent davantage confiance, tout en se développement rapidement. Tant mieux, les praticiens d’aujourd’hui ont déjà besoin des outils de demain. Qui sait, peut-être que Doctrine remplacera un jour notre bon vieux Légifrance !