Les différents degrés de qualification

Le meilleur manager est celui qui sait trouver les talents pour faire les choses, et qui sait aussi réfreiner son envie de s’en mêler pendant qu’ils les font – Theodore Roosevelt

Les juristes et les avocats sont très peu formé pour manager. Et les plus jeunes praticiens appréhendent difficilement la posture d’être managé. Dans le monde du droit, cela résulte par une marge de progression évidente du relationnel hiérarchique entre le chef d’orchestre et ses collaborateurs. Par quoi devrions nous commencer alors ? Par se connaître soi-même et connaître nos employés, ce serait déjà pas mal :).  

Entre micro-management et subtile supervision, le curseur du manager se déplace selon les personnes et les situations. Un peu comme le bon et le mauvais chasseur, c’est là que nous reconnaîtrons les managers qui ont compris leur rôle, faisant preuve d’agilité et d’adaptation à leurs employés. Tenir compte des individualités, c’est aussi faire preuve de respect et de considération.

Pour cela, un dialogue régulier, sincère et transparent est indispensable. Il permettra de comprendre l’état d’esprit d’un collaborateur qui s’apprêterait à relever avec vous un nouveau défi. Selon votre relationnel, vous devriez être en mesure de déterminer s’il a connaissance des aptitudes dont il a besoin pour y parvenir ET s’il se sent lui-même qualifié ou non. 4 situations émergeront :

1/ Collaborateur inconscient et non qualifié

  • ne pas être en mesure d’accomplir un projet
  • ignorer son absence de qualification

2/ Collaborateur conscient et non qualifié

  • ne pas être en mesure d’accomplir un projet
  • reconnaître les compétences qui lui font défaut

3/ Collaborateur conscient et qualifié

  • être en mesure d’accomplir un projet
  • connaître les compétences requises et dont il dispose

4/ Collaborateur inconscient et qualifié

  • être en mesure d’accomplir un projet sans effort
  • sans avoir le sentiment d’utiliser des compétences particulières

Cette catégorisation, qui n’a rien d’immuable, a vocation à changer au cours de l’apprentissage d’un collaborateur. Par ailleurs, elle s’applique aussi très bien aux managers, avocats associés et directeurs juridiques. Chacun dispose d’une learning curve qui lui est propre, en avoir conscience est un grand pas. Connaître celle des autres en est un autre.