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Notre temps d’attention disponible diminue chaque jour, un article profond parvient parfois à nous retenir. Celui-ci bouleversera plus d’un lecteur. Suivez Maître Mô, avocat pénaliste, au « pied de la montagne », décrivant le fardeau délicat de celui qui défend un accusé ayant commis deux viols aggravés en état de récidive légale. Un texte humaniste.

Extrait du post de Maître Mô :

« La Cour vous remercie, Monsieur l’Avocat Général. L’audience est suspendue, elle reprendra à… Maître Mô ? Treize heures trente..? Parfait, treize heures trente.« 

La Cour et les jurés se lèvent, les personnes dans la salle aussi, petit brouhaha et bruits de chaises raclant l’estrade et, je suppose, des commentaires à voix basses des réquisitions qui viennent d’être prises dans un silence profond à l’instant, longuement, durement, par un avocat général de talent qui a choisi de requérir avec beaucoup de gravité. Il demande à la Cour de condamner l’accusé à vingt-et-un ans de réclusion criminelle, lui demandant aussi que cette peine soit assortie de deux tiers de période de sûreté, et qu’il soit aussi condamné à un suivi socio-judiciaire d’une durée maximale à la sortie, sous peine du maximum légal d’emprisonnement supplémentaire en cas de non-respect. Il a, enfin, demandé en plus à la Cour de prononcer une mesure de rétention de sûreté.

Je reste assis, je fixe la feuille sur laquelle je viens de noter tout cela. J’ai peu de temps, et il s’écoule déjà. Il est midi et quart.

L’accusé a commis deux viols aggravés en état de récidive légale, il en avait commis deux autres, mineur. Il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité, je m’apprête à plaider pour lui.”

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