Ca ne trompe pas

Nous le savons, la profession juridique doit se réinventer. Chez Ekipio, on ne va pas se le cacher, on aime les cycles courts, les chamboulements impromptus et l’idée que notre éco-système évolue chaque jour. Quelques exemples à la volée :

> A l’issue d’un Master 2 de droit, 3% des diplômés décide de s’orienter vers une autre voie que celle de la profession d’avocat ou de juriste d’entreprise.

> Plus de 68% des élèves de l’EFB envisagent de tester une autre profession que celle d’avocat au cours de leur vie – lire le rapport Haeri sur le futur de la profession d’avocat.

> Le temps moyen pour décrocher un premier CDI en droit avoisine les 2 ans après l’obtention d’un Master 2. Il était de 2 mois en 2006… à compétence égale.

> Sur un panel de 100 start-ups du droit aujourd’hui, plus de 60 ont été créées au cours des 2 dernières années – se référer à l’étude de DayOne portant sur 140 legaltechs.

> Lancé en 2016, Doctrine est devenu un fonds jurisprudentiel plus important en nombre de décisions que LexisNexis, laquelle est concentrée sur l’activité juridique depuis 1994.

> La blockchain représenterait des économies de plus de 20 milliards de $ d’ici 2020 – voir l’infographie de LexisNexis.

> Cette année, une start-up se lance dans la 1ère marketplace de prestations juridiques d’occasion. Vos CGV valent plus que vous ne le croyez ;).

Ce courant est fort, qu’il soit bon ou mauvais, les juristes y sont sensibles. Pour appréhender ce changement avec sérénité, il nous est souvent demandé de sortir de notre zone de confort. Mais finalement, ne faut-il pas simplement l’étendre plutôt que de la quitter ?